Fédération de Moselle

David Suck, président mosellan du Parti radical

12 février 2013

Républicain Lorrain du 07.02.2013
Propos recueillis par Aude FAYOLLE-SCHWARTZ.

Le conseiller général de Volmunster David Suck a été élu Président de la fédération départementale du Parti radical. Il entend faire porter les idées de son mouvement dans les urnes et au niveau national.

Après avoir été le plus jeune élu au conseil général mosellan en 2008, David Suck a été élu président dépar-temental du Parti radical. Il est entouré de Jérémy Vinot (Metz) comme trésorier et Yassir El Aroubi (Moulin- lès-Metz) comme secrétaire.

Depuis 2008, date de son élection à la tête du canton de Volmunster, David Suck multiplie les responsabilités : vice-président du conseil général en charge des routes, vice-président du parc naturel régional des Vosges du Nord et président de l’Association mosellane d’économie montagnarde. Depuis quelques jours, il est président de la fédération de Moselle du Parti radical.
L’INTERVIEW
Pourquoi vous lancez-vous dans un mandat orienté politiquement ?
« Un élu de territoire, s’il veut progresser, il lui faut un réseau politique. Dans un parti, les gens issus des territoires sont appréciés moyennement. Je me suis encarté au Parti radical en 2010 pour en rassurer certains. Cette démarche me permet de me positionner, de donner un signe au centre droit et lui dire que j’ai du courage et des convictions. J’ai participé aux travaux du parti sur le canton et le département et j’ai fait avancer des dossiers. »
Aujourd’hui, vous devenez président départemental du Parti radical. Comment souhaitez-vous vous positionner ?
« Du côté du canton de Volmunster, une partie de mon boulot est réalisée. J’avais un peu de disponibilité et envie de prendre d’autres responsabilités. Avec l’émergence de l’UDI, le parti de Jean-Louis Borloo, je me positionne dans une des mouvances, le Parti radical. Aujourd’hui, on a un problème dans le paysage politique entre l’UMP et la gauche. Le centre a les capacités de réaliser les choses différemment et les électeurs ont la capacité de comprendre notre alternative. Il y a un ras-le-bol de l’UMP et de ses combats des chefs, et la gauche déçoit.»
Comment comptez-vous travailler avec Patrick Weiten, patron du conseil général ?
« Patrick Weiten est le coordinateur de l’UDI. Je suis un de ses proches et susceptible de représenter le Parti radical dans l’UDI au niveau départemental. Un levier supplémentaire pour intervenir sur mon territoire.
La question porte sur ce qu’on a envie de faire du Parti radical. Nous devons prendre des positions plus claires et plus offensives sur la réforme territoriale, sur la compétitivité et le développement économique, sur l’utilisation des énergies renouvelables. Nous comptons aussi nous positionner au niveau de la politique nationale. »
Que voulez-vous faire du Parti radical mosellan ?
« Une force de propositions, en parallèle à l’UDI. Le Parti radical est européen. On conçoit qu’il faut développer l’économie et progresser humainement, mais en restant attentif au patrimoine environnemental. Mon expérience au parc naturel régional des Vosges du Nord m’aidera. Le Parti radical voit aussi dans la diversité culturelle une grande richesse. Nous ne devons pas opposer la population. Ce qui m’intéresse, c’est de mettre en avant la nouvelle génération, avoir des candidats aux prochaines échéances électorales. J’ai la chance d’être entré en politique sans écurie en milieu rural. Mais en milieu urbain, c’est très compliqué… »

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Jean-Louis BORLOO : “L’illusion du parti unique à droite ne tient plus”

20 novembre 2012

LE MONDE | 20.11.2012

 

Propos recueillis par Françoise Fressoz

 

Jean-Louis Borloo suit de très près la crise qui secoue l’UMP. Le 21 octobre à la Mutualité, le président du Parti radical, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, prenait la tête de l’Union des démocrates et indépendants (UDI) avec l’ambition de faire revivre le centre droit. Tout en affirmant clairement son alliance avec l’UMP, il ne cachait pas son objectif de devenir “la principale force politique d’opposition”. Il lance aujourd’hui l’offensive dans un entretien au Monde.

 

Comment interprétez-vous la crise à l’UMP ?

On pourrait n’y voir qu’une querelle d’hommes, après tout compréhensible compte tenu de l’enjeu, mais c’est beaucoup plus profond que cela. Deux lignes s’affrontent à l’UMP, assez irréductibles. Elles reflètent les tensions qui agitent la société française, soumise à une crise économique et sociale de grande ampleur et à la perte de ses repères. Les gens ne savent pas quel est leur avenir, si bien que les peurs montent à une allure vertigineuse.

L’UMP de 2002 avait deux flotteurs. Aujourd’hui, le flotteur droit de l’UMP, qui cherche à bloquer les peurs en exaltant le repli, a le vent en poupe, et l’a emporté sur le flotteur gauche, qui se présentait comme plus social et plus humaniste. Du coup, l’illusion du parti unique, qui tentait de rassembler la droite décomplexée, la droite modérée et le centre droit, ne tient plus. On sent le phénomène monter depuis longtemps, mais aujourd’hui c’est acté. Il y a un problème de cohérence idéologique.

 

Mettez-vous en cause le discours identitaire de Nicolas Sarkozy ?

Ce genre de procès ne m’intéresse pas. Je suis d’autant plus à l’aise pour parler que j’ai quitté le gouvernement Fillon à ce moment-là, en sentant que la fiction du parti unique ne tenait plus. Depuis, je trace ma route. Face aux tentations du repli, l’UDI incarne une opposition ouverte qui défend l’entreprise, l’Europe, la tolérance l’intégration et la République.

 

Jean-François Copé vient d’être élu président de l’UMP. Qu’est-ce que cela change pour vous ?

Pour moi, la question des hommes n’est pas essentielle. Ce qui m’importe, c’est le cap et la vision de l’avenir que l’UMP va devoir choisir. La société en mutation impose aux forces politiques une réorganisation en profondeur. La gauche est soumise aux mêmes tensions que la droite, avec un courant guidé par le repli sur soi et la peur de l’avenir. Regardez ce qui se passe au Sénat : le gouvernement ne parvient pas à avoir de majorité. Ce n’est pas parce que Jean-Marc Ayrault manque d’autorité, c’est parce que le Front de gauche ne se reconnaît pas dans le discours ni dans la politique que mène le PS.

 

Votre pari est-il de dépasser l’UMP en profitant de la crise ?

Dans le cœur des gens, c’est déjà fait. L’UDI a un leader, une doctrine et un objectif. Elle commence à voir arriver des déçus de la gauche, la plus moderne et la plus ouverte, des écologistes responsables et une partie de la droite républicaine.

 

Comment allez-vous mener votre offensive ?

Nous voulons devenir la première force politique territoriale. Ce n’est pas un vœu pieu. Qui, selon vous, peut espérer reprendre en 2014 des villes comme Paris, Strasbourg, Toulouse à la gauche ? Qui peut espérer reconquérir le Grand Ouest et le Centre ? C’est nous. Demain, nous nous retrouverons devant les maires ; jeudi, nous défendrons cinq propositions de loi ; samedi, nous accueillerons nos nouveaux adhérents.

 

Êtes-vous sûr d’être encore dans une alliance claire avec l’UMP ?

Oui. La coalition de l’UDI et de l’UMP est nécessaire pour bâtir l’avenir. Ce sont deux partis indépendants, différents, en compétition pour le leadership de cette coalition. Il y a deux visions, deux équipes. Celle de Jean-François Copé et la nôtre. L’opposition a désormais deux leaders.

 

http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/11/20/borloo-l-illusion-du-parti-unique-a-droite-ne-tient-plus_1793124_823448.htm

http://www.partiradical.net/actualites/blog

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